Mais qu’est que donc le guernesiais?
Le guernesiais est le parler ancestral qu’ont parlé les habitants de l’île de Guernesey depuis plus de mille ans. Comme toutes langues naturelles au fil des années il a subi quelques modifications, cependant, il est resté remarquablement intacte est très conservateur. Il dérive de l’ancienne langue normande parlée à l’époque du Guillaume le conquérant étant donné que les îles constituaient des possessions du Duché de Normandie.
Où se trouvent les origines du guernesiais?
Avant l’annexion militaire de la Gaule par Jules César en 55 av. J.C. et puis la latinisation qui a ensuit, les habitants de Guernesey parlaient, comme la Gaule, un parler celtique. Suite à cette romantisation les habitants de l’île ont abondonné leur parler celtique et ont adopté la langue de leurs vainqueurs. Ceci s’est passé pour des raisons de commerce et d’avancement social. Bien que ce parler celtique n’ait que laissé très peu de traces évidentes sur le guernesiais de nos jours, il est fort probable qu’il contamina la phonologie du latin qu’ils ont adopté.
A cette époque même s’il existait un standard pour le latin écrit, il y restait beaucoup de diversité dans l’étendue de l’empire romane. Il n’est pas trop illusoire de croire que le latin parlait par les soldats romans et leur entourage ne constituait pas celui qu’on appelle le latin classique. En effet les linguistes font réference au latin vulgaire, ce qui signifie tout simplement et sens aucun sens perjortif, le latin du peuple, qui coexistait avec le latin dit classique.
C’est ce latin vulgaire qui nous interesse car de cette souche considerait pour longtemps comme socialement inférieur est né tous les divers parlers qui forment ce qu’on appelle les parlers de la langue d’oïl, tels que le norman, le gallo, le picard, le champenois, le saintongeois, le angevin, le wallon, le lorrain, le franc-comptois et puis le francien, qui a eu à l’époque de la Renaissance le bonheur de devenir le parler privilégié, et donc celui qui a connu une standardisation ainsi qu’une élaboration qui assura son statu comme langue seule est officielle de la France et qui en effet relégua ses parlers frères et soeurs au rang inférieur. En effet depuis cette époque tous les parlers de langues d’Oïl se sont trouvés en concurrence avide avec le français. Malgré cela et l’adoption du français par les autorités civiles et écclesiastiques de Guernesey pour servir en tant que langue officielle, le normand de Guernesey n’a point connu la pression de standardisation qu’ont connu les autres parlers normands.
On ne sait à quelle époque les îliens abondonnèrent définitivement leur parler celtique dont de nos jours il n’existe aucune trace, cependant, il est peu probable qu’ils le parlaient encore lors des incursions babares qui commençaient au Ve siècle, celles des tribus germaniques. Les divers parlers roman de la Gaule (le gallo-roman) fut enrichi par ce contacte avec les langues germaniques des envahisseurs. Ce faisant, ils firent entrer dans le gallo-roman toute une série de mots tels que halle, gardìn, frànc dgettaïr, (halle, jardin, franc, guetter).
Au XI siècle il existait déjà des différences importantes sur le plan linguistiques entre les différentes régions de la France. Les dernières des grandes incursions barbares eurent lieu à cette époque, celles des vikings. Ils ont établi de colonies importantes dans ce qui est la Normandie de nos jours. Après peu de temps ils avaient abondonné leur langue nordique et avaient adopté le gallo-roman, mais sans y avoir fait entré de vocabulaire d’origine scandinave. En outre, il est fort probable que le fait de faire entrer cette lexique à renforcer quelques caracteriques linguistiques déjà établies. C’est suite à la création d’un puissant duché normand en 911 qu’on peut parler de la naissance de la langue normande, langue que les normands ont apporté avec eux à la cour anglaise lors de la conquête normande de l’Angleterre, et qui y restait comme langue pour près de 300 ans pendant lesquels elle connaissait de nombreux d’oeuvres litéraires. Ce Duché s’avèrait très fort, il a d’ailleurs lancé un veritable défi aux rois de France en ce qui concerne le territoire et pouvoir. En outre il faisait que le normand, en tant que langue distincte du francien, jouissait une prestige très importante
Suite à la conquête de la Normandie par la France en 1204 Guernesey est resté fidèle au Roi anglais qui était en effet à cette évoque encore son Duc. Pour cette fidelité il lui a concédé de droits et de privilèges spéciaux. La base de son statu constitutionel indépendant fut mise au monde et le monarque de l’Angleterre devint son suzerain. Une situation qui a peine changé de nos jours.
L’emploi de la langue normande a persisté à Guernesey malgré son déclin en Angleterre. Une raison possible pour ceci est qu’il n’y devint jamais la langue des masses, le contraire de ce qui se produit à Guernesey.
Le guernesiais a-t-il subi l’influence du français?
Il est à noter que le français n’ait pas eu une incidence significante sur le guernesiais, sauf autour de sa ville principale St. Pierre Port, avant le début du 19ième, et que l’Anglais ne commençait pas à avoir une incidence avant la fin du même siècle.
L’influence du français se presenta suite à l’arrivée vers la fin du 18ième siècle des missionnaires wesleyens, invités, apparement, par quelques soldats des régiments de l’armée britannique cantonnés dans les Iles et quelques pêcheurs qui rentraient de la pêche à la mourue à Terre Neuve. A la suite d’une opposition précose, les iliens adoptèrent Wesleyisme/Méthodisme avec beaucoup d’enthousiasme. Les remarques d’un missionnaire wesleyen met en évidence la situation linguistique de la période. Il remarqua qu’il y n’avait aucune famille qui savait s’exprimer en anglais! Cette nouvelle réligion nécessitait une langue d’instruction, donc plutôt qu’entreprendre un programme d’enseignement en Anglais, les Wesleyens imprimèrent une grande partie de leurs livres en français normalisé pour servir dans les Iles anglo-normandes.
Par conséquent un grand nombre de Guernesiais pouvaient écrire et lire le français car elle constituait le langage dans les écoles paroissiales, aux offices et aux "écoules du desmanche" (Ecoles Wesleyennes pour enfants qui avaient lieu dimanche matin avant ou en même temps que l’office où on s’occuppait de l’enseignement de la Bible aux enfants) où les enfants apprenaient par coeur des vers de la Bible.
Quand est qu’on a commencé à écrire le guernesiais?
Etant donné que plus de gens pouvaient lire et écrire le français, les aspirations des Guernesiais(es) ne pouvaient qu’augmenter ainsi que l’accès au monde entier et semer la transformation de la société. Des journaux en français commençaient à apparaître, on discutaitt sans aucun doute leurs contenus en guernesiais. A la fin du 19ième siècle certains désiraient écrire en normand de sorte que quelques tentatives se produirent afin de créer une orthographe normalisé pour l’Ile, mais malheuresement le guernesiais n’a jamais eu le bonheur de connaître le processus d’homogénéisation, standardisation, comme ça a été le cas pour le français, afin de fixer un guernesiais standard pour écrire et enseigner. Il faut remarquer que malgré la petite taille de l’île il existe des differneces importantes dans le guernesiais de ses differentes paroisses. Surtout en ce qui concerne la prononciation, mais aussi à un moindre degré la lexique.
Pourtant, celà n’empêcha pas quelques écrivains locaux de composer des poèmes et des contes dans son style individuel. Le plus célèbre de ces écrivains étant George Métivier, (1790-1881) le premier des auteurs normands de l’époque contemporaine a avoir écrit dans sa langue natale en 1831, les Rìmes Guernesaises. Il est l’auteur du Dictionnaire Franco-normand du dialecte de Guernesey 1870. C’était lui qui a posé les bases d’une orthographe cohérente (le L mouillé est transcrit par deux L après B, C, F, G, P tels que Bllànche, Pllànte, Flleur……)
Est ce que l’anglais a eu une incicidence sur le guernesiais?
Par le début du siècle l’anglais avait déjà commencé à gagné du terrain dans certaines parties de la communauté insulaire et empiéter sur quelques uns des domaines définis du français et du normand. L’influence de l’anglais des garnisons de l’armée britannique cantonnées à Guernesey à l’époque des guerres napoléoniennes qui étaient restées et les touristes anglais qui voyageaient de plus en plus commença à se manifester. Jusqu’ici le français, doté de termes normands rélatifs au gouvernement et de la justice, servait de langue officielle.
Cette situation changea en 1898 lors d’une résolution des Etats qui permis l’anglais dans les débats suite aux requêtes de certains députés de St. Pierre Port - Les Etats (L’Assemblée de L’Ile) - puis en 1926 tout Guernesey adopta l’anglais comme sa deuxième langue officielle. Ceci étant le bilan d’une transformation de circonstances énorme et la necessité de communiquer en anglais. On estimait l’anglais de plus en plus comme langue prestigieuse. Les touristes aisés qui passaient leurs vacances à Guernesey, en outre c’était la langue du Royaume uni, pays duquel l’Ile dépendait dans la sphère de commerce. Il serait illusoire à dire que cette adoption d’anglais n’a pas eu et ne continue pas d’avoir une incidence sur le guernesiais surtout sur ce qui est la lexique. Cependant, elle n’est pas si répandue qu’on l’estime à première vue grâce aux différences importantes entre l’anglais et le guernesiais.
Quand "Occupation" est synonyme de "rupture linguistique".
Durant la première moitié de ce siècle la création d’une forme de "diglossie" avec l’anglais et le guernesiais coexistant aurait été une possibilité, mais cela ne se produit pas car l’île subit de changements démographiques très importants. Le plus grand étant l’évacuation des jeunes élèves vers le Royaume uni avant l’Occupation allemande, la plupart d’entre eux rentraient après la fin de la Guerre sans pouvoir s’exprimer dans la langue de leurs ancêtres et ensuite une immigration importante d’Anglais monolingues. Pourtant, en vérité ces derniers évènements n’avaient qu’avancé un processus qui existait déjà, car avant l’Occupation l’usage de la langue avait commencé à diminuer, en outre il n’existait aucune volonté d’inverser cette situation.
Le guernesiais, n’est ce pas un français écorcé?
Il y a certains qui tiennent l’opinion que le guernesiais n’est pas une vraie langue. Il considèrent qu’il n’est que du français déformé, écorcé au mieux ils l’estiment en tant que dialect ou patois qui se trouve ses origines dans le français. Ceci est complètement faux car comme nous avons déjà lu tous les parlers de langue d’oïl, le français ainsi que le guernesiais, partagent la même langue mère. En effet, c’est aussi faux de dire que le français vient du guernesiais que de dire que le guernesais vient du français. C’est là la raison pour laquelle les deux langues partagent un nombre assez important de mots communs. En outre il y en a qui estiment que le guernesiais ne possède pas une grammaire cohérente, en plus il ajoute qu’il évoque une "anti grammaire française". Or chaque langue évolue à son gré et subi des influences indépendantes aboutissant avec des caratéristiques propre à lui, même si elle partage la même langue mère que d’autres langues. Le latin dans le cas du guernesiais et le français, mais n’oublions pas que ce latin ne fut jamais parlé de façon homogène dans toute l’étendue de l’empire romane. A croire que le guernesiais ne possède pas de grammaire, et qu’il évoque une "anti grammaire française" serait à nier qu’il a vécu sa propre histoire. Puis certains encore pensent que l’absence d’une orthographe standardisée disqualifie le guernesiais d’être une langue, car toutes les langues en possèdent une. Ceci n’est pas vrai, étant donné qu’une très grande majorité de ce qu’on appelle des langues n’ont jamais connu l’homogénéisation ou la standardisation. Enfin, une langue n’est elle pas essentiellement pour la communication orale?
Quelles sont les caractéristiques qui définissent le guernesiais?
Le guernesiais s’oppose nettement au français par certaines caracteristiques linguistiques qui le regroupent avec les parlers normands du continent qui se trouvent au nord de la ligne Joret; une tracé tirée d’Avranches à Vernon établie par Charles Joret, qui au 19ième siècle a remarqué de différences importantes entre les parlers au nord de cette ligne et ceux du sud, surtout en ce qui concerne le c = k et le g = g du latin.
Comme exemple de cette opposition on cite la conservation du [k] et [g] devant les voyelles posterieurs des mots latins; calidum [kalidum] (chaud), en français le c latin s’est palatisé donnant [ch] et c’est ainsi pour le g de gamba [gàmba] (jambe), or à Guernesey nous disons toujours caoud [kàu] et gàmbe [gàb]. Cette retention de c = k du latin se trouve aussi à l’intérieur des mots derrière une consonne tel que furca (fourche), fourque à Guernesey. On voit de façon frappante que ces exemples montrent bien que c’est le français qui a innové et c’est le guernesiais qui est resté plus fidèle à son origine.
Une autre opposition par laquelle le guernesiais se différencie du français depuis l’époque du Guillaume le conquérant, c’est celle du c = k des mots latins contenant c+e, c+i soit à l’initiale tels que centum (cent), soit à l’intérieur tels que radicina (racine), chent et rachaene repectivement en guernesiais.
En outre, nous rencontrons cette même opposition dans les mots qui contiennent ti qu’on prononçait ty puis ts à l’intérieur des mots tels que abantiare (avancer) et tractiare (tracer) qui en guernesiais donnent avànchier et trachier. Je souligne que ce dernier corresponde plus nettement au verbe chercher en français.
Cette règle, s’applique-t-elle pour tous les mots de ces groupements?
Bien que cette description soit vraie pour la majorité des mots qui appartiennent à ces groupes lexicaux, il y a bien sûr quelques execptions qui ont subit un rhabillage à la française. Ce rhabillage touche en général à la lexique de commerce, d’adminsration/gouvernement, de la mode vestimentaire et ecclésiale. Parmi cette lexique on trouve des mots tels que ch’va ou j’va (cheval), ch’min (chemin), le normand "qu’min" existe parmi certains pratiquants dans quelques toponymes, "le chemin le roi" se dit chez eux "le qu’min le ré", aen châté (château). Le vieux mot normand existe toujours dans le nom de la paroisse guernesiaise, le Castel ce qui plus est, c’est que le nom en guernesiais pour un paroissien de cette paroisse est "aen câtelôin". Pour un chapeau plutôt que dire aen capé, ce qui aujourd’hui signifie un linteau, on dirait un chapé. Puis, une bougie en guernesiais n’est pas "énne càndelle" comme s’il respectait la règle, mais par contre on dirait plutôt énne chàndelle. Le vocable càndelle est bien vivant, il dénote une chandelle de glace. Enfin le guernesiais pour chanter est chàntaïr ici nous remarquons encore une fois l’adoption du ch français Il se pourrait que ce dernier ait été adopté afin d’eviter la confusion avec le normand càntaïr (pencher)
D’autres oppositions.
La liste d’oppositions guernesiaises/françaises est loin d’être épuisée, ci-dessous on n’en a que rencontré deux qui saisissent l’attention du non initié.
Le guernesiais se distingue nettement du français dans d’autres domaines tels que la lexique, la phonologie et la syntaxe.
La Lexique.
Quant à la lexique, comme le norman du continent, le guernsesiais est doté de nombreux mots d’origines scandinaves et de beaucoup d’anciens mots qui ne sont plus en usage populaire en français. Comme exemple de mots d’origines scandinaves citons; "le bêle" (la cour d’une maison), "les mielles" (les dunes), "énne hougue" (un monticule) et "énn houmet", (un presqu’île). Puis parmi ceux que le français utilisait autrefois on remarque "énne cotte" (un manteau), "des braies" (un pantalon), "d’visaïr" (parler) et "des courtaenes" (des rideaux)
Quelques mots sur la phonologie, ou autrement dit le système des sons.
Pour ce qui concerne la phonologie, à la première rencontre du guernesiais le non initié est sûr de remarquer le grand nombre de diphtongues telles que le aï un son qui se trouve dans maintes vocables et qui denote un groupe de verbes; "acattaïr" (achetter), "halaïr" (tirer). Le ae de plusieurs participe passés et du vocabulaire; "vaeu" (vu) et "cachaeu" (chauffeur), puis le ao des mots tels que raonde et maontaïr (ronde et monter) qui se dit en glissant des sons à et ou. Un fait assez interessant est qu’on retrouve ces deux derniers mots en anglais avec un orthographe qui revèle une origine normande; round et mount la prononciation anglaise desquels s’avère très proche de celle de certains variantes normandes y comprend le guernesiais. Un autre aspect à noter pour ce qui est le normand de Guernesey et qui lui donne son son distincte c’est la prononciation de la voyelle a d’abord dans le mot gâche (gateau). Un son qui rappelle un a long germanique ou scandinave et parfois a tendance à resembler à un o. Ensuite le a qui apparaît dans plusieurs mots avant un n ou un m tels que "grànd" et "indépenànt". Cette réalisation ne ressemble pas au français standard, en effet elle se rapproche des autres langues romanes comme par exemple l’italien et l’espagnole.
Quelques mots sur la syntaxe.
Pour ce qui est la syntaxe du guernesiais il y a plusieurs traits qui le distinguent du français. Celui le plus frappant c’est la position des adjectifs. Le norme en guernesiais est de les placer avant le nom à l’exception de ceux qui se forment des participe passés qui en général se placent après. Ce qui donne; "énne rouoge cote" (un manteau rouge), "énne raonde tablle" (une table ronde), mais "énn haome lassaï" (un homme fatigué).
L’Etat actuel du guernesiais.
La situation actuellement du normand à Guernesey est très precaire. Même si certains personnes âgées parlent le guernesiais sans hésiter dans leurs foyers et lors des réunions non formelles, la transmission inter-générationale a été cassée. D’un jour à l’autre le guernesiais se rend caduc dans d’immenses et nombreux chaptires de son ensemble, faute de le pratiquer. Ceci se revèle surtout dans le domaine de la lexique. C’est pour ça qu’on doit excuser le non initié qui après avoir entendu un grand nombre de mots anglais dans le guernesiais de certains pratiquants conclue qu’il s’agit d’une langue pauvre. Cependant, bien qu’il soit vrai que le guernesiais manque de la lexique pour tout ce qui est moderne, souvent on trouve que ces emprunts d’anglais sont dû au vocabulaire réduit d’un grand nombre de ceux qui le parlent. La conservation du guernesiais n’est pas assurée, le nombre d "anciens" va diminuant chaque jour ainsi des mots disparaissent de la mémoire. Pourtant, doit on s’inquièter d’un parler dont peu de gens savent pratiquer?
Pourquoi conserver le guernesiais?
Il peut paraître idiot, inutile même une perte de son temps de s’y interesser, dans un monde qui necessite de la communication internationale. Et pourtant, on assite à un veritable recrudescence d’interêt pour les langues régionales et minoritaires.
En 1957 l’Assembllaïe D’Guernesiais a fut créée, son but, la promotion et la conservation du guernesiais. En 1967 suite à plusieurs années de travail à titre gracieux et avec l’aide de La Société Guernesiaise, le Dictiounnaire angllais-guernesiais de Marie de Garis fut publié.
En fevrier 1995 un groupe de jeunes guernesiais se sont réunis pour discuter la création d’une association pour ravigorer ceux qui parlent le guernesiais et le promouvoir, ils ont pris le nom, Les Ravigotteurs. Depuis cette date le groupe s’occupe de la promotion de la langue normande guernesiaise dans les médias et l’établissement des liens entre des organisations avec les mêmes interêts en Normandie continentale et en Jerri (Jersey). En plus il organise régulièrement des soirées où se réunissent des passionnés de la langue. Actuellement il discute l’elaboration et la publication de méthodes pour enseigner le guernesiais dans les écoles primaires et dans les cours de soir.
À laisser le guernesiais disparaître serait à perdre pour jamais l’idiome ancestrale qui survit toujours de nos jours et à nie un aspect integral de l’identité et l’heritage de Guernesey.
ã Copyright Jan Marquis 1997